Sur les pas du Christ, ils ont mis leurs pas, bien plus petits que les siens ! Il fallait bien être douze pour emprunter son chemin d’amour. Avant de vous inviter à une rencontre départementale ouverte aux échanges, ils sont désireux d’ores et déjà de vous faire partager un peu de leurs émotions, à travers leurs différents témoignages.
« À Jérusalem trois religions s’expriment, se côtoient, s’acceptent, certes à chacun son quartier, mais dans le respect de l’autre ; ce qui n’est pas vrai dans le reste du pays ! Pendant ce temps, de chaque côté du mur de séparation, se partagent deux cultures avec des conditions de vie très lointaines l’une de l’autre.
Et comment oublier Sœur Sophie et l’orphelinat de l’hôpital de la Sainte-Famille à Bethléem, tenu par les Filles de la Charité. Elles sont appelées pour recueillir des brebis abandonnées par leur mère célibataire, dans des cartons… Les familles arabes n’acceptent pas ces naissances. »
- Nadège et Bernard -
« Quelle ambiance dans le groupe avec Jean, prêtre accompagnateur, Fabien, guide sur place, et Jean-Baptiste, prêtre et pèlerin avec nous ! Marcher sur les pas du Christ et voir là où il a vécu, enseigné… Voir le Jourdain où il a été baptisé… Notre lecture des Évangiles s’anime, prend vie avec les paysages et les couleurs.
L’enseignement que nous avons reçu nous fait renaître, nous envoie en mission. Il nous faut dire aussi l’importance de la Prière pour la paix en Terre sainte. »
- Titi et Dédé -
« Le chemin de la Terre sainte nous paraît indispensable pour aider à la paix. Au cours de cette session biblique une image nous a marqués parmi tant d’autres : le mur présent partout, signe de division et d’incommunicabilité entre deux peuples faits pour vivre ensemble.
Les rencontres que nous avons eues avec les sœurs de Taybeh, de Nazareth, de Bethléem, du dispensaire de Jérusalem furent très riches d’enseignements. Elles nous ont montré le rôle des chrétiens dans ce pays divisé, l’accueil de chacun sans différence de race, de religion. Notre voyage ne s’arrête pas aux frontières, car mettre nos pas dans ceux du Christ en Palestine nous conforte dans notre mission de baptisés. »
- Claude et Marie-Claude -
« En regardant nos photos on s’aperçoit que sur nombre d’entre elles on voit le mur de séparation (540 km) et beaucoup d’églises (132 à Jérusalem). Le mur est construit pour séparer les hommes, les églises pour les rassembler ! C’est un des paradoxes de ce pays où le bien et le mal semblent amplifiés. Vive émotion ressentie à Yad Vashem (mémorial de la Shoah). Comment ne pas se sentir concerné par ce malheur immense qui a touché tant de personnes.
Coup au cœur pour la maison d’accueil de Ramallah où des hommes et des femmes se mettent au service des personnes âgées, seules ou en détresse. On lit sur les visages le bonheur d’être là, ensemble. Cette maison est une pépinière de joie, d’amour et de dignité retrouvée. Ici la vie de Jésus ne nous est pas contée, elle y est vécue. »
- Geneviève et Daniel -
« Si Jésus nous a appelés en Terre sainte c’est qu’Il a voulu nous montrer sa terre d’origine : le lieu où Il est né, où Il a vécu, voyagé, souffert ; où Il est mort, d’où Il est ressuscité.
Terre sainte, faite de souffrances, d’humiliations, de séparations mais aussi porteuse d’un formidable message d’espoir. De pèlerins que nous avons été, missionnaires nous sommes envers nos frères et sœurs d’ici pour témoigner d’une situation compliquée de part et d’autre d’un mur. »
- Nicole et Gérard -
« Chaque jour nous avons passé le mur de séparation, de division… par telle ou telle porte gardée, contrôlée, pour sortir de Jérusalem et nous rendre à Ramallah, Nazareth ou Bethléem, aux monts Thabord, des Oliviers ou aux Béatitudes, au lac de Tibériade… Autant de lieux de florissantes rencontres, d’échanges féconds et de méditations !
Comment revenir comme avant devant tant d’ambiguïtés, d’énigmes ?
Jérusalem, à la fois calme et rugissante, tu nous laisses pourtant aujourd’hui encore, un goût d’amour car en ton sein et en Palestine, nous sommes sur les pas du Christ qui nous envoie proclamer la paix de Dieu.
À la lueur des bougies, aux feux des colombes de la paix de Taybeh, brûlera notre engagement missionnaire pour vivre une fraternité sans frontières ! ».
- Micheline et Jacques -